Procès des anti-bassines : solidarité face à une répression démesurée !

Les jeudi 5 et vendredi 6 janvier, 7 militants anti-bassines étaient convoqués devant les tribunaux de La Rochelle et de Niort. Deux le jeudi en Charente-Maritime et cinq le vendredi dans les Deux-Sèvres.

Aux deux premiers il est reproché d’avoir vandalisé la bassine de Cram-Chaban le 6 novembre 2021. Les autres sont eux jugés pour « violences envers les forces de l’ordre et dégradations » lors de la manifestation à Mauzé-sur-le-Mignon le 22 septembre 2021.

Les réquisitions des procureurs, et les demandes des plaignants (irrigants et/ou policiers) sont sans appel : 5 à 6 mois de prison avec sursis et 578.000€ d’amende (demandés par les irrigants… alors que la bassine est jugée illégale) pour les 2 de Cram-Chaban, et une relaxe et 4 peines de 2 à 6 mois avec sursis, des interdictions de séjour dans les Deux-Sèvres, 500€ d’indemnités pour les « victimes », pour ce qui concerne ceux de Mauzé.

Cette répression, qui cible des militant·es de façon isolée, va de paire avec le déchaînement répressif mis en place par le gouvernement contre la contestation. À chaque initiative du collectif, ce sont des centaines, parfois des milliers de policiers et beaucoup de matériel qui sont déployés, comme lors de la manifestation de Sainte-Soline où plus de 1700 agents étaient mobilisés. C’est sans compter aussi sur les dispositifs mis en place pour freiner le plus grand nombre de personnes de participer, comme l’interdiction de circuler sur un large périmètre autour de la bassine ou l’interdiction de manifester.

Après avoir qualifié les anti-bassines « d’éco-terroristes », Darmanin le flic et son « ami » Dupont-Moretti le juge ont décidé de mettre en place une politique extrêmement sévère et anti-démocratique pour faire taire les milliers d’opposant·es et parmi elles et eux les plus déterminé·es. Les peines requises visent à faire « exemples » et sont la continuité des coups de matraques ou autres gazages.

Cela n’a nullement découragé la mobilisation et 400 personnes étaient réunies à La Rochelle et 300 à Niort pour apporter la solidarité la plus large. Une pétition rassemblant de nombreuses signatures, dont les porte-parole du NPA, a également été diffusée. Darmanin, Macron, la FNSEA, et tous les défenseurs de l’agriculture capitaliste, ces destructeurs de sols, rivières, nappes, animaux, de vies… ne nous feront pas taire. Nous sommes toutes et tous concerné·es, nous avons toutes et tous occupé·es les bassines, détérioré·es ces infrastructures illégales et illégitimes, manifesté·es pour l’eau bien commun et pour la justice climatique. Rendez-vous le 11 mars à Coussay-les-Bois, contre la ferme-usine de 1200 taurillons, et le 25 mars contre les méga-bassines, où nous serons des milliers, pour rappeler qu’ils ne nous font pas peur, que nous allons gagner. No Bassaran !

Alexandre Raguet

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