Poitiers : manifestation contre loi « Sécurité globale »

Rendez-vous le 21 novembre à 15H devant la mairie de Poitiers.

Un événement sur facebook est lancé ICI

La manifestation est déposée en préfecture, elle est légale, vous pouvez vous y rendre. Voici le tutoriel avec, notamment, une attestation à renseigner (disponible ICI) plus une autre à imprimer (déclaration de la manifestation locale, disponible ci-dessous).

Cela va de soi mais rappelons-le : les gestes barrières sont à respecter, avec port du masque obligatoire et distanciations raisonnables.

Un appel unitaire a été élaboré à l’initiative de la LDH (lire en dessous).

Le NPA appelle à manifester contre une loi qui va renforcer l’aspect policier et répressif de l’Etat, avec, notamment, l’interdiction de diffuser des vidéos de policiers en exercice et donc les violences policières, rendant quasi impossible le travail des journalistes et des lanceurs d’alertes sur ces questions, et empêchant, par la même occasion, les familles de victimes de chercher et prouver la vérité. Sans les vidéos de violences policières, il n’aurait pas non plus été possible que l’affaire Benalla éclate… Mais ce n’est pas la seule attaque de cette loi qui va aussi permettre des drones avec caméras de vidéo-surveillance intégrées…

Retrouvez l’intervention vidéo d’Olivier Besancenot au rassemblement parisien.

APPEL (UNITAIRE) A RASSEMBLEMENT

LE 21 NOVEMBRE

15h Place de l’Hôtel de Ville à POITIERS

CONTRE LA PROPOSITION DE LOI SÉCURITÉ GLOBALE

Halte aux dérives sécuritaires et liberticides

Les députés de la majorité gouvernementale avec leur proposition de loi « relative à la sécurité globale » s’inscrivent dans le sillage sécuritaire des abondantes réformes des dernières années et des recours successifs à l’état d’urgence. Après la création d’un « délit d’entrave » introduit à la dernière minute et qui limite fortement les possibilités de manifester à l’université dans la loi sur la recherche publique votée le 17 novembre 2020, cette proposition de loi porte lourdement atteinte à des libertés et droits fondamentaux. Certaines dispositions sont particulièrement inquiétantes :

– l’extension aux polices municipales, sous le seul contrôle des maires, des compétences de la police nationale sur des missions de police judiciaire pour la constatation d’un nombre accru de contraventions et même de délits (possibilité de demande de mise à la fourrière, contrôles d’identité et saisies au risque d’amplifier les abus et détournements déjà dénoncés),

– l’instauration d’une surveillance généralisée de l’espace public,

➢ avec l’utilisation des drones munis de caméras, visant explicitement le contrôle de la population ; la liberté de manifester sera entravée ( stratégies policières violentes encore plus opérationnelles , possibilité accrue d’identifier et d’écarter des militantes et militants politiques, syndicaux ou associatifs, par des gardes à vue préventives les empêchant de se joindre au cortège) ; quid de la surveillance de l’espace public par temps de couvre-feu et confinement ?

➢ avec l’utilisation immédiate (et non plus à posteriori) des images des « caméras mobiles », portées par les policiers pour reconnaître en temps réel l’identité de tous les manifestants.

Outre leur effet coercitif sur la liberté d’expression et de manifestation, ces deux dispositions entraîneraient une capacité de surveillance généralisée de l’espace public et donc une mise en cause de l’anonymat essentiel au respect de la vie privée.

– la pénalisation de la diffusion d’images de policiers ou de gendarmes agissant dans le cadre de leurs missions d’ordre public, portant atteinte à la nécessaire transparence de ces opérations, avec des sanctions très lourdes pour les contrevenants (1 an d’emprisonnement et 45 000 € d’amende). Autrement dit, les images des violences commises par certains au sein des forces de l’ordre ne pourront plus, de fait, être diffusées notamment en direct, ce qui empêcherait tout contrôle citoyen, ainsi que le travail des journalistes et la nécessaire liberté d’information. De plus, une telle disposition pourrait accroître le sentiment d’impunité des auteurs de violences policières.

Nous demandons instamment aux parlementaires de ne pas voter ces dispositions sauf à porter une atteinte sans précédent à l’Etat de droit ainsi que les rapporteurs spéciaux de l’ONU viennent de le rappeler (saisis par la LDH, voir leur avis adressé le 12 novembre 2020, au président de la République).

Premiers signataires (mise à jour régulière) :

LDH Poitiers (Ligue des Droits de l’Homme Poitiers), LDH Châtellerault, la Cimade Poitiers (La Cimade Poitiers), Greenpeace Poitiers (Greenpeace France / Groupe local de Poitiers), Alternatiba Poitiers (Alternatiba Poitiers), NPA 86, Extinction Rébellion (XR) Poitiers, DNSI 86 (D’ailleurs Nous Sommes d’Ici 86, Solidaires 86 (Solidaires 86, Ensemble 86 (Reve86 – Ensemble 86), UCL Poitiers (Union Communiste Libertaire – Poitiers), Amnesty Poitiers, UD CGT (UD CGT 86), RESF 86 (Resf86), EELV groupe Poitiers Sud (Europe-Ecologie Les Verts Vienne), Points de vue citoyens, ACAT Poitiers, FSU Poitiers (FSU de la Vienne), Parti de Gauche 86, Insoumis de la Vienne (Les insoumis du 86 – Vienne), SNJ CGT, CNT-SO 86 (Cnt-So 86), PCF 86 (Fédération de la Vienne – Parti Communiste Français), Comité SOS Racisme de la Vienne (SOS Racisme de la Vienne), MJCF de la Vienne (MJCF 86 – Jeunes Communistes de la Vienne), Génération.s de la Vienne, ATTAC 86, OCL – Poitou, Les Amis de la Terre – Poitou, Sud éducation 86, Place publique 86, Comité poitevin Palestine (Comité poitevin Palestine)

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