Communiqué du NPA. Non aux expulsions : pour la libre circulation et installation !

Le 1er mai, journée internationale des travailleurs, nous apprenons que 4 jeunes majeurs isolés de la Vienne ont reçu récemment une OQTF (obligation de quitter le territoire français). 

En période de pandémie, alors que ces jeunes n’ont pas pu faire valoir tous leurs droits, il est consternant de constater que la machine à expulser voudrait se remettre en route malgré la fermeture des frontières et alors que l’état se voit de nouveau condamné pour avoir suspendu les procédures de demande d’asile.

Ils sont tout juste majeurs : avant, ils ne pouvaient être expulsés car la loi empêche l’expulsion des mineurs isolés. 

Avant d’être majeurs, beaucoup de mineurs isolés connaissent l’extrême précarité : pas de logement, peu de moyens, une dé-socialisation.

Heureusement des associations de bénévoles organisent la solidarité, trouvent des solutions d’hébergement, cherchent des employeurs, remettent à niveau scolaire… La seule politique de l’état c’est la reconduite à la frontière.

Cette politique de désignation de boucs émissaires répond à des enjeux électoralistes, visant à capter une partie des voix de la droite raciste. Cette politique banalise le rejet et renforce la droite et l’extrême droite raciste.

Pour le NPA il faut, dans l’urgence, stopper les OQTF pour ces 4 jeunes et tous les autres. Il faut les régulariser pour qu’ils puissent commencer à vivre dignement. La municipalité doit se positionner pour la régularisation et favoriser ce qui peut l’être en local comme les questions de logement. La population solidaire doit aussi se mobiliser. 

Il faut rendre le droit d’asile, de déplacement et d’installation inaliénable pour toutes et tous. Il faut la régularisation de tous les sans-papiers qui le souhaitent. Il faut la libre circulation et installation pour les femmes et les hommes du monde entier.

Le NPA sera présent dans toutes les mobilisations pour la défense de ces revendications, et pour la défense des personnes sous le coup d’une expulsion.

Poitiers, le 2 mai 2020.

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